
Après une forte croissance ces dernières années, le nombre d’agences en faillite a doublé en un an.
En l’espace d’un an, entre mai et avril 2024, 1120 agences ont fait faillite ce qui représente en France 1 agence sur 24. La chute des ventes de logements a lourdement impacté le secteur de l’immobilier. Les transactions se font plus rares en raison des financements devenus moins accessibles à tous. A l’avenir, le nombre d’agence en faillite devrait dépasser le record atteint en juillet 2009, qui s’élevait à 1385 agences en faillite.
Durant l’année 2023, 887 agences immobilières s’étaient déclarées en cessation de paiement et 23 autres avaient engagé des procédures de sauvegarde soit 910 agences immobilières au total.
Sur le secteur de la commune Niortaise, au moins 9 agences ont mis les clefs sous la porte depuis le début de la crise fin 2022.
Les conséquences sur l’emploi impactent en grande partie les travailleurs indépendants, principalement les agents commerciaux à leur compte, rémunérés à la transaction. Ce statut, moins protecteur que celui de salarié, a vu ses effectifs passer de plus de 90 000 cartes délivrées à son apogée en 2023, à moins de 79 000 en avril. Le nombre a chuté de 15% en moins d’un an.
Le nombre d’agents salariés quant à lui est resté stable. Les salariés sont peu affectés par cette baisse, se maintenant à un peu moins de 66 000 cartes en avril.
Les notaires et les diagnostiqueurs font aussi les frais de la baisse des activités immobilières. Ces derniers sont également impactés par la crise, car leurs activités professionnelles dépendent en grande partie de la bonne santé du marché immobilier. La baisse du nombre de transactions immobilières se traduit directement par une diminution du nombre d’actes notariés. La diminution des ventes et achats signifie moins de contrat de vente et de prêts hypothécaires.
Les diagnostiqueurs rencontrent le même problème. La plus par des diagnostics immobiliers (amiante, plomb, performance énergétique, termite) sont requis lors des ventes. La baisse des ventes entraîne donc une diminution de la demande pour ces services.
Les raisons de la diminution des transactions :
Bien qu’il commence à diminuer, les taux d’intérêt élevés ont rendu les emprunts beaucoup plus coûteux. Cette augmentation réduit le pouvoir d’achat des ménages, les dissuadant de contracter des emprunts.
Les banques, elles, sont devenues beaucoup plus strictes pour octroyer des crédits immobiliers. Elles sont plus exigeantes en matière de revenu et de stabilité d’emploi, ce qui empêche et restreint certaines personnes de pouvoir acheter.
De plus, les incertitudes liées à l’économie comme l’inflation, dissuade les ménages d’investir, qui préfèrent favoriser une période économique plus stable.
