
À la suite d’une baisse en 2019 et d’une remontée sévère depuis septembre 2022, l’intervention de la Banque centrale européenne permet d’obtenir une baisse des taux de 0,25 points en juin 2024.
Cette baisse est une bonne nouvelle pour les emprunteurs privés et publiques, mais risque de peser sur la rémunération des épargnants.
Suite à la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, afin de lutter contre l‘inflation en zone euro, la Banque central européenne avait relevé ses taux directeurs à de multiples reprises depuis 2022. Cette hausse visait à freiner les acteurs économiques et notamment à ralentir la vitesse de circulation de l’argent après plusieurs années durant lesquelles les banques centrales avaient inondé les marchés de liquidités. En octobre 2022, l’inflation avait atteint le taux de 10%. Elle est désormais retombée, en dessous de 3% en décembre 2023. En mai 2024, elle se situe à 2,6% après 2,4% en avril.
Depuis septembre 2023, les taux d’intérêt en zone euro plafonnaient à un niveau historiquement élevé depuis la création de la Banque centrale européen (BCE) : 4,5% au titre du principal taux de refinancement quand les banques commerciales demandent des liquidités auprès de la BCE et 4% pour la rémunération des dépôts auprès d’elle. Ces taux passent à compter du 12 juin 2024 à respectivement 3,65% pour un emprunt de 15 ans, entre 3,70% et 3,75% pour un emprunt de 20 ans et 3,85% pour une durée de 25 ans.
Quelles sont les conséquences de cette baisse ? pour les ménages ?
En empruntant pour moins cher auprès de la BCE, les établissements bancaires pourront en effet diminuer les taux d’intérêts et assouplir leurs conditions de prêt. Ces dernières années, la hausse des taux directeurs avait entraîné une explosion du coût des crédits partout en Europe : en France, le taux moyen des prêts immobiliers était ainsi passé d’un peu plus de 1 % début 2022, à plus de 4 % deux ans plus tard.
Cette baisse va donc permettre la réduction des coûts d’emprunts : Les taux plus bas réduisent les coûts des prêts hypothécaires, ce qui rend l’achat d’un bien plus abordable pour les ménages. Les mensualités des crédits immobiliers sont plus faibles, permettant ainsi à plus de personnes de devenir propriétaires.
De plus, les ménages ayant déjà des prêts à des taux plus élevés peuvent profiter de la baisse des taux pour refinancer leurs dettes à des conditions plus favorables, réduisant ainsi leurs paiements mensuels et/ou la durée du prêt.
